Petit détour par les champions
Vous avez compris que mon truc, aux courses, c'était le trotting. Cependant, le jour où Equidia s'est dédoublée, profitant de la confusion que ça générait pour virer odieusement la magnifique Amanda Mc Lane, j'ai eu peur. J'ai eu peur que l'on sépare le trot et le galop.
Et pourtant, j'ai perdu des fortunes sur les handicaps, avant de comprendre que c'était un sport à part entière, et qu'à moins de deux heures d'études quotidiennes, on ne devait pas y aller. Découvrant cela, je me suis décidé à ne jouer que les belles courses. Je m'y suis joyeusement ruiné, réalisant avec effroi que les anglais gagnaient toujours, et qu'à moins de lire le Racing Post dans le texte, je n'y arriverais pas. Je me suis même pris au jeu des "réclamers" ( courses où les chevaux sont à vendre), avec l'hypothèse fumeuse qu'en jouant les meilleurs valeurs, je trouverais des tas de gagnants. Il aurait fallu qu'au préalable je traduise le Deutsche Reiterzeitung.
Toutes ces raisons m'ont fait rester trotteur, car là au moins je comprends mieux pourquoi je perds (ex:"il drive comme une patate Bazire, ces temps-ci!" ou encore "Jean-Phi il nous a encore mis à l'envers avec sa tactique à la con!").
Et ensuite je vais parler de tout ça sur les forums pourris sur le net, mais je m'égare.
Astro me disait l'autre jour d'arrêter de mettre tout mon pèze sur des favos. Ce à quoi je lui rétorquait qu'à mes yeux, seule la victoire du meilleur importait, qu'il fallait juste répondre à cette question:" Lequel est-ce?"
Le bougre étoilé insista, d'une phrase assassine: "joue les à belle cote, alors!"
Cela mérite reflexion, mais ça ne va pas m'empêcher de flamber les 1.40 de Kap Dream cet après-midi.
Et ce soir, je vais trembler devant mon écran de télé, parceque Goldikova va tenter de remporter sa dernière course, en Amérique s'il vous plaît, dans la Breeder's Cup.
Vive les champions!