Bons baisers de Mayenne
Mes chers lecteurs,
je vous écris depuis Meslay du Maine, au bout de la Loire, presque en Bretagne. Le vent d'Ouest nous ramène des odeurs de lisier que couvrent mal les effluves de crottin, mais il faut que tout le monde vive et des travers à la mexicaine, au barbecue, il n'y a rien de meilleur. Les gens sont gentils, il fait très beau, et nous ne désesperons pas de parvenir au but de notre voyage: apprendre le cheval. Apprendre à le comprendre (on dirait du Florent Pagny). Le ressentir, percer le mystère de ce qui se passe dans sa tête entre deux brins d'herbe. Peut-être pas grand chose. L'animal, on le sait, est mû par son instinct et par sa crainte de l'homme. Quand on dit qu'il est intelligent, ça veut dire un peu moins crétin que ses congènères. C'est pas le dauphin, le cheval. Enfin, c'est des trucs que j'ai déja entendu, et peut être même répété. Je vous rappelle, si vous me lisez un peu, que je suis un parfait béotien (des grecs anciens réputés pour l'épaisseur de leur front) en matière de cheval. Et si vous me lisez beaucoup, vous savez que la moitié de ce que j'en sais relève du fantasme, voire de l'hallucination.
Nous avons donc, mes amis du cinématographe et moi même, pris nos cannes de marcheurs, le train ou la voiture, et commencé notre quête...
-Prends à droite, là!
A suivre...